Le « je » oui, l’égo non ! 

Dans plusieurs épisodes du Conseils VAE de la Semaine et nos accompagnements, nous avons souligné l’importance d’utiliser le « je » tout au long de votre démarche VAE, en particulier pour l’écrit mais aussi l’oral. Aujourd’hui, nous aimerions apporter une petite nuance, pour vous rappeler que dire « je », c’est loin d’être une question d’égo. 

Aujourd’hui, nous n’allons pas revenir sur l’importance et l’intérêt d’utiliser le pronom personnel « je » dans votre démarche ; ni sur les difficultés que ça entraîne pour beaucoup d’entre vous. Pour ceux que ça intéresse, nous vous  invitons à consulter l’article dédié au sujet : Pourquoi est-ce si dur d’écrire « je » dans son Livret VAE ?

L’objectif du « je » dans une démarche VAE est de présenter votre pratique professionnelle en expliquant ce que vous faites, comment vous le faites et pourquoi vous le faites. Cependant, cela n’implique en aucun cas d’y mettre de l’égo.

Sans entrer dans la définition de l’égo d’un point de vue psychologique, nous nous contenterons de rester dans l’approche courante de l’égo au sens « avoir de l’égo ».  C’est-à-dire, « accorder une certaine importance à sa personne, et s’affirmer devant autrui en tant qu’individu singulier ». 

Ici, nous nous adressons donc aux candidats qui ont leur petit égo. Précisons ici qu’il n’y a rien de grave, notre fondateur Julien, reconnaît volontiers qu’il a lui-même le sien. 

Nous abordons ici un sujet complexe, et nous vous rappelons que nous le faisons comme toujours, sans jugement et dans la bienveillance. Mais, aussi toujours avec exigence et sincérité, car c’est comme ça que nous concevons nos accompagnements, au service de votre réussite. 

Il s’agit d’un sujet compliqué parce qu’il va toucher à la perception que vous avez de vous-même ; 

Et plus encore parce que c’est votre perception de vous-même au travail ; et la plupart des candidats que nous avons accompagné ; même s’ils n’avaient pas confiance en eux ; avaient au moins confiance en leur pratique professionnelle. Dans la plupart des cas. 

Ici, nous pourrions distinguer 2 types de candidats qui ont un peu d’égo dans leur démarche VAE :

  • Premier type : Ceux qui ont de l’égo, mais qui n’ont pas nécessairement l’expérience ni les compétences à la hauteur de leur perception d’eux-mêmes.
  • Deuxième type : Ceux qui ont de l’égo parce qu’ils ont effectivement des choses à raconter, du moins dans le cadre de leur validation des acquis.

Pour ces 2 types de candidats, il y a 3 options :

  • Arrêter la démarche rapidement. Souvent, les premiers types abandonnent tôt, car la VAE les confronte à leur niveau d’incompétence.
  • S’entêter. Certains vont jusqu’au bout, mais ils risquent d’écrire des choses inadaptées ou de se présenter devant le jury avec une posture inappropriée, aboutissant à l’échec. 
  • Dégonfler l’égo. C’est de loin la meilleure option et celle que nous vous recommandons. En VAE (comme ailleurs ?), il faut trouver le bon équilibre entre confiance en soi, compétences, et reconnaissance de ses limites professionnelles. 

Soyons clair : la VAE n’est pas une affaire d’égo, même si elle parle de validation et de valorisation des acquis. Vous pouvez réussir votre démarche sans laisser votre égo prendre le dessus. 

Voici trois conseils pour canaliser votre égo :

  1. Utilisez-le « je » en le repositionnant dans son écosystème. Vous pouvez dire « je » tout en mettant en avant la collaboration avec vos collègues ou votre équipe. Exemple : « Je prends en charge cette partie avec l’aide de XXX. » 
  2. Ne vous comparez pas. Concentrez-vous sur ce que vous faites, sans vous comparer aux autres, et certainement pas dans votre Livret ou jury VAE. La comparaison peut entraîner du jugement, et cela ne sert pas votre démarche VAE qui vise uniquement à démontrer que vous avez acquis, par l’expérience, les compétences du diplôme que vous vivez. 
  3. Cultivez l’humilité et la curiosité. Même si vous êtes excellent dans votre domaine, il y a toujours quelque chose à apprendre. Les meilleurs candidats VAE sont ceux qui se remettent en question et transforment toutes les situations (dont les échecs) en apprentissages. 

En résumé, utilisez-le « je » en VAE pour mettre en avant votre pratique professionnelle, mais ne laissez pas votre égo prendre le dessus. Restez humble, ouvert à l’apprentissage, et concentré sur votre démarche VAE.Si vous en ressentez le besoin, contactez-nous pour vos projets VAE ! 🙂

AVERTISSEMENT IMPORTANT

Ces ressources gratuites en lignes sont à visée généralistes et ne constituent qu’un avis issu de notre expérience de l’accompagnement VAE depuis 2015.
Chaque projet VAE est unique.

Nous vous invitons à :

  • Toujours vous renseigner auprès de vos certificateurs ;
  • Prendre votre rendez-vous d’exploration VAE offert et sans engagement pour obtenir des informations personnalisées sur les taux d’obtention des certifications préparées, les possibilités de valider un/ou des blocs de compétences, ainsi que sur les équivalences, passerelles, suites de parcours et les débouchés ;
  • Faire preuve d’agilité et de patience !
Cet article a été rédigé par
1647016681303
Julien Acard

Diplômé d’un Master 2 Ingénierie de la Formation et des compétences de l’Université de Strasbourg, Julien est votre référent pour toutes vos questions pédagogiques et handicap.

Partager l'article
Facebook
Twitter
LinkedIn
WhatsApp
Email

Contenus similaires

Le processus de motivation

La motivation se définie comme « l’énergie qui pousse à l’action ».  Dans une démarche…

Estimer (correctement) sa charge de travail

Estimer votre charge de travail va vous permettre, avant votre projet VAE, de…

J’ai fait une VAE et j’ai abandonné : pourquoi et ...

Cet article s’adresse à toutes et tous ceux qui ont tenté une démarche…