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La VAE au Luxembourg 

La Validation des acquis de l’expérience (VAE) existe au Luxembourg et permet de faire reconnaître les compétences acquises grâce à l’expérience.

Le dispositif présente de nombreux points communs avec la VAE française. Pour autant, les possibilités offertes diffèrent selon le pays et surtout selon le diplôme visé.

C’est un point particulièrement important pour les personnes qui travaillent au Luxembourg, qu’elles soient luxembourgeoises, résidentes étrangères ou frontalières : exercer son activité professionnelle au Luxembourg ne signifie pas forcément qu’il faut viser un diplôme luxembourgeois.

Selon votre expérience et votre projet professionnel, un diplôme français peut aussi être envisagé. Les compétences développées dans l’activité professionnelle restent, dans de nombreux métiers, largement transposables d’un pays à l’autre. 

Certaines disciplines demandent toutefois davantage de vigilance. C’est notamment le cas du droit ou de la comptabilité, pour lesquels les règles, normes et classifications peuvent différer entre la France et le Luxembourg. Il faut alors être capable de créer des ponts entre son expérience luxembourgeoise et le cadre français. Nous avons déjà accompagné avec succès des candidats dans cette situation, y compris sur des masters comportant une dimension juridique.

La réflexivité joue alors pleinement son rôle : il s’agit aussi d’être capable de transposer et d’analyser son expérience dans une autre juridiction.

3 ans d’expérience pour engager une VAE au Luxembourg

Au Luxembourg, il faut actuellement justifier d’au moins trois années d’expérience, soit environ 5 000 heures, continues ou non.

La France est plus accessible sur ce premier critère puisque le seuil est d’un an d’expérience, soit 1 607 heures. Sur la seule condition de durée, le système français est donc plus favorable. 

Dans les deux cas, la durée ne suffit pas. Les expériences doivent avoir un lien direct avec la qualification visée. Au Luxembourg, elles peuvent être professionnelles, mais certaines expériences extraprofessionnelles peuvent également être prises en compte. 

Cette notion de lien avec le référentiel de compétences est fondamentale.

Prenons deux personnes qui travaillent depuis dix ans dans la logistique et portent toutes les deux le titre de « responsable logistique ».

La première organise principalement l’activité quotidienne et intervient surtout sur une dimension opérationnelle.

La seconde pilote également des projets d’amélioration continue, encadre plusieurs collaborateurs, analyse les indicateurs de performance, contribue aux choix d’organisation et gère des prestataires.

L’ancienneté et l’intitulé de poste sont similaires. Pourtant, ces deux personnes ne pourront pas démontrer les mêmes compétences.

En VAE, le nombre d’années d’expérience compte, mais le cœur de l’analyse porte sur le travail réel : ce que vous avez effectivement fait pendant ces années. 

Quels diplômes peut-on obtenir entièrement par VAE au Luxembourg ?

Certaines qualifications luxembourgeoises peuvent être obtenues intégralement par la VAE.

C’est notamment le cas :

  • du Certificat de capacité professionnelle (CCP) ; 
  • du Diplôme d’aptitude professionnelle (DAP) ; 
  • du Diplôme de technicien (DT) ; 
  • du Diplôme de fin d’études secondaires générales ; 
  • du brevet de maîtrise. 

Lorsque les connaissances, aptitudes et compétences attendues sont suffisamment couvertes par l’expérience du candidat, une validation totale peut donc être envisagée.

Le diplôme obtenu par la voie de la VAE possède alors la même valeur que celui obtenu par la voie classique de formation. 

BTS, bachelor et master : une différence majeure avec la France

La situation change lorsqu’on monte dans l’enseignement supérieur.

Au Luxembourg, la VAE d’un BTS, d’un bachelor ou d’un master ne permet pas actuellement d’obtenir l’intégralité du diplôme uniquement grâce à son expérience.

Elle peut permettre d’accéder aux études ou d’obtenir des dispenses sur certains cours ou enseignements.

Pour un Brevet de technicien supérieur (BTS) luxembourgeois, par exemple, des dispenses sont possibles, mais le candidat doit malgré tout suivre au minimum 30 crédits ECTS du programme. 

La France offre ici une possibilité différente : un diplôme peut être obtenu intégralement par VAE, y compris un BTS, une licence, un bachelor ou un master.

Cette différence peut complètement changer la stratégie d’un candidat qui travaille au Luxembourg.

Selon le diplôme visé, l’expérience déjà acquise et la trajectoire professionnelle recherchée, il peut être plus intéressant de regarder du côté français plutôt que luxembourgeois. 

Comment se déroule une VAE au Luxembourg ?

La démarche luxembourgeoise reprend globalement les grandes étapes que l’on retrouve en France.

1. La recevabilité

Avant de commencer la rédaction du dossier, il faut identifier la qualification visée et déposer une demande de recevabilité.

Le certificateur vérifie alors que le candidat remplit les conditions permettant d’entrer dans la démarche, notamment les trois années ou 5 000 heures d’expérience en lien avec le diplôme.

La recevabilité autorise la poursuite de la démarche. Elle ne préjuge pas de la validation finale du diplôme.

2. La construction du dossier de validation

Le dossier constitue le cœur de la VAE et représente la partie la plus importante du travail.

Il va largement au-delà d’un CV accompagné de quelques justificatifs.

Selon le certificateur, le dossier peut être plus ou moins normé. Le candidat doit sélectionner des activités pertinentes et analyser sa pratique professionnelle :

Qu’est-ce que je fais ? Comment est-ce que je le fais ? Pourquoi est-ce que je procède de cette façon ? Quel est mon niveau d’autonomie et de responsabilité ? Quels outils est-ce que j’utilise ? Quelles difficultés est-ce que je rencontre ? Comment est-ce que je les résous et les analyse ? Quels résultats est-ce que j’obtiens ?

Des éléments de preuve viennent ensuite étayer les activités et les compétences présentées.

Le ministère luxembourgeois qualifie lui-même cette étape de travail rédactionnel exigeant. Une véritable analyse de la pratique est attendue à l’écrit. Selon le diplôme visé, les dossiers peuvent représenter plusieurs dizaines de pages. 

3. La validation

La dernière étape correspond à l’examen de la candidature par une commission de validation.

Elle peut aboutir à une validation totale, une validation partielle ou un refus. Selon les situations, des entretiens ou des mises en situation professionnelle complémentaires peuvent également être demandés afin de disposer d’éléments supplémentaires sur les compétences du candidat.

En cas de validation partielle, un délai pouvant aller jusqu’à trois ans permet d’acquérir les compétences manquantes. 

Je vis en France et je travaille au Luxembourg : puis-je faire une VAE ?

Oui.

Le statut de frontalier n’empêche pas de viser une qualification française ou luxembourgeoise. Le choix se fait en fonction du parcours, du diplôme et du projet professionnel. 

La question du financement mérite en revanche une attention particulière.

Pour les personnes relevant du système français, le CPF peut, selon leur situation, financer une partie de l’accompagnement. Au Luxembourg, il n’existe pas de dispositif équivalent au CPF tel qu’il fonctionne en France. L’autofinancement est donc fréquent et des modalités de paiement peuvent permettre de lisser le coût de l’accompagnement. 

Travailler au Luxembourg : faut-il viser un diplôme français ou luxembourgeois ?

C’est probablement l’une des questions les plus importantes à se poser avant d’engager la démarche.

Travailler au Luxembourg ne vous oblige pas à viser un diplôme luxembourgeois.

Le système français donne accès à un très grand nombre de certifications : du CAP jusqu’aux diplômes de niveau master, voire doctorat, en passant par les licences professionnelles, bachelors universitaires, diplômes universitaires, diplômes d’État ou titres professionnels. 

Le choix doit donc tenir compte de votre expérience, mais aussi de l’utilisation future du diplôme.

Vous pouvez vouloir évoluer dans une grille de classification, augmenter vos revenus, accéder à une nouvelle fonction ou préparer une mobilité professionnelle. Dans ce cas, il faut notamment vérifier si le diplôme français envisagé est reconnu au Luxembourg et, lorsqu’une reconnaissance spécifique est nécessaire, identifier la procédure correspondante. 

Il est donc utile d’arriver dans une réflexion VAE avec une certaine ouverture sur le diplôme.

Certains candidats arrivent avec une certification très précise en tête et leur choix s’avère pertinent. Pour d’autres, l’analyse du parcours et du projet professionnel conduit vers une autre piste.

Le positionnement initial joue un rôle majeur dans la réussite de la démarche. Un diplôme trop éloigné du travail réellement exercé laissera trop de compétences à démontrer. Il est parfois possible de faire évoluer progressivement son activité professionnelle pour acquérir les compétences manquantes, par exemple en sollicitant de nouvelles missions auprès de son employeur. Une analyse solide dès le départ permet surtout de construire le projet sur une cible cohérente. 

Trouver le bon diplôme avant de commencer sa VAE

Chez JACEF, nous proposons un rendez-vous d’exploration VAE offert et sans engagement.

Ce rendez-vous permet d’analyser votre expérience, votre projet professionnel et les différentes possibilités de diplômes avant de vous engager dans la démarche.

JACEF intervient comme accompagnateur VAE et non comme certificateur. Notre positionnement généraliste nous permet de travailler sur de nombreux diplômes, domaines et niveaux et d’ouvrir la réflexion entre la France, le Luxembourg et, lorsque le parcours s’y prête, la Belgique. 

Le choix du diplôme constitue une étape déterminante. L’objectif du rendez-vous d’exploration est donc de confronter votre projet à la réalité de votre expérience et de vous proposer plusieurs pistes de positionnement lorsque cela est pertinent.

Si vous travaillez au Luxembourg et souhaitez savoir quel diplôme pourrait correspondre à votre expérience, vous pouvez réserver directement un rendez-vous d’exploration VAE avec JACEF. 

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AVERTISSEMENT IMPORTANT

Ces ressources gratuites en lignes sont à visée généralistes et ne constituent qu’un avis issu de notre expérience de l’accompagnement VAE depuis 2015.
Chaque projet VAE est unique.

Nous vous invitons à :

  • Toujours vous renseigner auprès de vos certificateurs ;
  • Prendre votre rendez-vous d’exploration VAE offert et sans engagement pour obtenir des informations personnalisées sur les taux d’obtention des certifications préparées, les possibilités de valider un/ou des blocs de compétences, ainsi que sur les équivalences, passerelles, suites de parcours et les débouchés ;
  • Faire preuve d’agilité et de patience !
Cet article a été rédigé par
Lucie DULAC

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